dimanche, 12 octobre 2008
Liste des remembrances
Vous trouverez ici la liste des çmr publiés, directement accessibles, sans le courrier d'accompagnement. Pour lire l'y-mêle qui accompagnait chaque çmr, parcourez la catégories missives. Dans chaque courrier, un lien permet d'accéder ensuite au çmr.
- « La casquette du Père Bugeaud » / des seins presque nus
- Battre les cartes / un professeur de français et un poisson
- Le lave-vaisselle / un char allemand avec un nœud rose autour du canon
- Pisser sous la douche / l’indulgence de la Moute
- Écrire l’histoire précédente / le « Chtonk »
- Mes sandales / mes sandales, avant
- Le Père Noël / une sorcière, Hitler et un hélicoptère
- Un fauteuil dans un hôtel / une semaine à Londres et un Hollandais
- La signalisation routière / qu’Albert commandait au feu
- Faire pipi / qu’Albert était un menteur héréditaire
- Un civet de canard aux airelles / Fernand Raynaud, l’ancienne Fnac de l’avenue de Wagram, le coût de la vie en 1974 et les villes de grande solitude
- Une carte d’embarquement / que je suis parfois un peu con
- Les copeaux de croissant / ma mère
- Une pharmacie / qu’Albert avait la langue noire
- La Défense / un Suisse allemand
- 007 / les trois jours
- Mes prouts / la chambre d'Albert
- Un fromage / que les gens sont méchants (et que je suis un gens)
- Un verre de tilleul trop chaud / méné méné méné, qu’il y a pire qu’être Juif et qu’on a des amis communs, Dieu et moi
- Un surnom tendre, quoique secrètement rosse / les vieux téléphones à cadran, Marcadet, Maillot et Sablons
- Un immeuble comme un paquebot / qu’Hergé ne savait pas dessiner
- Une araignée / Pif Poche, que les élections ont des détracteurs et que Chevrolet distribue Opel en Amérique du Sud
- Valentin le magicien / que le camelot a étalé le calicot et la tarlatane à même le pavé
- La mort d’un artiste / un épagneul breton
- La mort d’une danseuse / un sandwich au saucisson
00:10 Publié dans Remembrance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : remembrance, çmr, souvenir, ça me rappelle
25: La mort d’une danseuse
Chers,
Cette semaine, enseignements rares, tant par le nombre que par l'importance: j'apprends...
- qu'Henri Salvador jouait à la pétanque avec Albert, mon grand-père;
- que Victor Hugo écrivait pour Henri Salvador des textes dont ce dernier avait honte;
- que Zorro le chien était peut-être un renard espagnol et non un épagneul breton;
- que Pierre Bouteiller a pratiqué le lancer du disque;
- des choses que je garde secrètes.
Cette semaine,
La semaine prochaine, vous verrez que les bancs publics permettent plus qu'un bécot. Éloignez les mineurs du çmr en huit.
00:05 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : albert, simone, mort, sandwich, saucisson
dimanche, 05 octobre 2008
24: La mort d’un artiste
Chers,
La semaine dernière, je n'ai rien appris de vous, si ce n'est que le Beaujolais de 2001 a des effets néfastes qui durent des années après sa dégustation, du moins pour les critiques œnologues.
Je me suis émerveillé cette semaine des progrès de Jeanne qui, dès huit mois, parle presque couramment, pourvu qu'on sache interpréter:
| aa | Une douce félicité m'habite. |
| atata | Chic! ma tante nous rend visite. |
| adada | Partons faire une expédition à cheval! |
| adadatata | Chère tante, reprenez du poil de la bête! |
| aaada | J'admire sans réserve les contributions de Lady Augusta Ada Lovelace aux avancées de l'informatique. |
| aaada | Mais comme langage de programmation, Ada, c'était quand même pas terrible... |
| aaadeudada | La 2CV, quelle voiture! |
| a | Eh, oui! |
| eu | Eux (les mecs), ils sont pas comme nous. |
| Crrr | Crrr |
| Da dou da | Tiens, ça fait longtemps que Jane Birkin a rien fait de nouveau. |
| Tétété | Elle a pas beaucoup de poitrine. |
| ouaïouaïouaïe | Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? |
C'est presque parfait, il faudra tout de même que je veille à la bonne formulation des négations.
Cette semaine:
Il y a pire. La semaine prochaine, la mort d'une autre artiste ne vaudra pas mieux qu'un sandwich au saucisson.
13:59 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moute, henri salvador, zorro
dimanche, 28 septembre 2008
23: Valentin le magicien
Chers récipiendaires,
Un premier commentaire a été déposé sur le blog de l'arthropode sur lequel j'archive les çmr (par JB-DINO sur 12: Une carte d’embarquement).
Par ailleurs, ledit blog est maintenant à jour: tous les çmr y sont présents. Il vous est donc possible, selon votre intention, de m'écrire-à-moi-tout-seul, ou de publier vos dazibaos afin qu'ils soient connaissables de toute la communauté - restreinte mais de qualité - des lecteurs de çmr.
Je songe à faire migrer le site ailleurs pour échapper au bandeau publicitaire qui vient maintenant polluer ma page, alors que j'avais choisi ce site, entre autre, parce qu'il était sans publicité. Je vous le dirai quand ce sera en place.
Vous avez largement répondu à l'invitation qui vous était faite de répondre à la question: "souhaitez-vous continuer à recevoir les çmr". Nombreux sont ceux qui ont présenté des excuses de ne pas s'être manifesté auparavant: mon intention n'était pas de leur en faire reproche. Vous pourrez à l'avenir vous dire ou vous taire. Mais quand j'enverrai le courrier du dimanche, je ferai l'effort de relire le nom de chaque destinataire-ou-trice et de penser à lui-ou-elle.
Que nous enseignent vos messages relatifs au dernier çmr?
- les lecteurs du Figaro aujourd'hui lisaient l'Humanité quand ils étaient enfants
- on peut se rappeler qu'on a oublié quelque chose (mais alors, est-ce encore oublié?)
- on peut encore inventer des explications nouvelles à un vieux dicton - pour autant, il n'y a pas de progrès, elles n'éclairent guère le sens du vieux dicton avec leur nouvelle lumière (mon proverbe préféré doit venir d'un Oulipien: "Pierre qui roule ne fait pas le moine", ce qui est indubitable)
- on peut citer Mallarmé ou Carlo Emilio Gadda pour discourir sur Pif le chien, ce qui m'a surpris
- l'existence de Riquiqui & Roudoudou qui, une fois Google consulté, me semblent avoir une mine familière, ce qui est surprenant car, à en croire www.bdoubliees.com, la dernière publication est antérieure à ma naissance
- ceux qui, comme moi, lisaient n'importe quoi quand ils étaient enfants (pancartes, affiches, enseignes...), lisent aujourd'hui les çmr
- enfin, on me demande des nouvelles de l'araignée: je n'en ai pas, elle n'appelle jamais
Cette semaine,
que le camelot a étalé le calicot et la tarlatane à même le pavé
La semaine prochaine, nous écouterons ce qui reste de l'écho après quarante ans.
04:27 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture, cp, ernest, moute
vendredi, 26 septembre 2008
22: Une araignée
Chers lecteurs,
La semaine dernière, j'ai appris qu'il est dangereux d'employer le mot subalterne, de dire du mal de Tintin, et qu'il y a à la place Victor Hugo des immeubles comme ceux de New-York - se renseigner sur le prix du billet d'avion pour la place Victor Hugo.
Nous parlerons aujourd'hui de mes premières lectures, pas inoubliables, comme on le verra, et pourtant inoubliées.
Pif Poche,
que les élections ont des détracteurs
et que Chevrolet distribue Opel en Amérique du Sud
La semaine prochaine, nous en parlerons encore.
22:57 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : araignée, arthropode, pif, lecture, élections
21: Un immeuble comme un paquebot
Chers,
Vos messages de la semaine dernière m'enseignent:
- que d'aucun pensaient connaître le numéro de téléphone de leur prof de math mais, ne l'ayant jamais appelé, découvrent tardivement qu'on leur a menti; et que les mêmes, doutant maintenant des toutes choses apprises à cette époque, se demandent comment vérifier si le pal fait si mal qu'on le dit;
- que d'autres connaissent Mac Mahon, mais supposent qu'ils s'agit d'un burger;
- qu'il existe un moyen mnémotechnique pour se rappeler "22" (mais je l'ai oublié);
- que j'ai au moins deux lecteurs immédiats et cinq lecteurs effectifs
Cette semaine, un petit çmr, sur un sujet subalterne:
La semaine prochaine, il sera question de mes premières lectures, indélébiles après quarante ans. J'aurais dû mieux choisir.
Je ferai par ailleurs un recensement des lecteurs, afin de ne plus polluer les autres boîtes à lettres.
22:55 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tintin, new york, hergé, franquin, marsupilami, flatiron building
20: Un surnom tendre, quoique secrètement rosse
Chers,
La semaine dernière, je vous ai fait parvenir un fragment de l'œuvre de Jeanne. Cela ne nous a guère valu de compliments. J'espère qu'elle ne sera pas découragée (c'est de toute façon préférable de ne pas chercher à plaire à tout prix).
J'ai appris par ailleurs que Luc Ferry n'a pas été que ministre. Il a aussi été chantre de l'horizontalité, ce qui rend la transcendance accessible non seulement aux athées, mais aussi à ceux qui traînent au lit.
Une amie m'informe qu'elle a failli se noyer par la faute d'un enseignant laïque. Un professeur de la Foi lui eût enseigné à marcher sur les eaux.
On me suggère que Dieu est musicien. Comme John Cage, il joue les silences, dit mon oreille incrédule et muette.
Enfin, on me rappelle qu'on peut aller à la messe, même si on y entend rien: pour y chanter!
Cette semaine, un léger accroc dans ma vie privée. Comme vous le verrez, pas de "bibiche" ni de "pupuce" chez nous:
Un surnom tendre, quoique secrètement rosse
La semaine prochaine, les détracteurs de Tintin seront confortés, les adorateurs seront froissés.
22:52 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chicoue, surnom, chiante, brassens, téléphone, maillot, marcadet
dimanche, 21 septembre 2008
19: Un verre de tilleul trop chaud
Chers,
Avant de vous parler çmr, je souhaite vous faire partager deux textes. L'un long, l'autre court.
L'extrait long provient d'un roman de Julien Gracq, Le rivage des Syrtes. Je n'en extrait qu'une seule phrase :
A cette heure où l'avaient quitté déjà tout le menu personnel et les fonctionnaires subalternes, le palais paraissait presque désert, et les quelques silhouettes que je croisais au détour des couloirs s'y mouvaient, après les heures régulières du travail, avec la désinvolture intimidante et l'abandon d'une franc-maçonnerie scellée par un long usage, qui se retrouve entre soi et maîtresse de la place ; ces ombres, sur qui plus d'une fois je pouvais poser un nom illustre, qui s'interpellaient par leur prénom avec des interjections familières, des mots de passe et de brèves expressions de routine qui ne m'étaient pas compréhensibles, contribuaient à me mettre peu à l'aise ; je sentais vivement que j'entrais dans un monde fermé : l'air même qu'on respirait dans ces salles béantes et roides - extrêmement assombries par les croisillons losangés et opaques de leurs fenêtres, et qui semblaient si vite anuitées que le pas s'étouffait malgré lui à s'aventurer dans leurs espaces endormis - semblait imprégné faiblement d'une essence plus volatile, de celles dont on dit expressivement qu'elles existent à l'état de traces, qui fuyait l'attention après l'avoir alertée, et dont on sentait que dans sa distillation subtile le temps - un temps qui au lieu de se dévorer semblait ici se décanter et s'épaissir comme la lie d'un vin vieux, avec cette succulence presque spirituelle par où certain flacons très nobles font pour ainsi dire exploser les années sur la langue - avait compté pour presque tout: on eût dit, plutôt qu'il n'était confiné par eux, que cet air conservait les vieux murs comme ces marécages pourris qui donnent aux pilotis l'éternité de la pierre, et que de ce suc immatériel et vieilli les ors des plafonds éteints, les cuirs lourds qui s'écaillaient aux murailles, la matière épaisse des tables équarries, les cathèdres barbares de chêne cru continuaient à nourrir et à lustrer imperceptiblement leur poli usé, une vie qui désertait le va-et-vient des ombres falotes y battant encore faiblement du pouls ralenti de l'hivernage : comme dans certains monuments plus taraudés que des polypiers et plus organiquement encroûtés de siècles que les autres, auxquels le peuple sent d'instinct que tient concrètement la survie même de certaines très vieilles villes, on touchait là les grands fonds d'Orsenna et presque matériellement la série ininterrompue de ses strates - un banc nourricier, un récif vaguement vivant de siècles s'y engraissait seul qui hissait encore l'énorme masse jusqu'à sa flottaison.
L'extrait court constitue la seconde moitié de l'œuvre de Jeanne Laprelle-Arthaud (la première étant irrémédiablement perdue du fait de ma négligence):
Ol ,,, ;:màçk çàml120ç è-jj hgjbuh gjgh
On voit par là qu'il lui reste un peu de chemin à parcourir (à sept mois, on peut se montrer compréhensif), mais qu'il existe des moyens simples pour être obscur, et qu'on n'a guère besoin de tant d'adjectifs. On espère tout de même que, sur ce chemin, elle n'ira pas trop loin. Si Gracq est admirable d'avoir écrit cela, je me suis par moments trouvé admirable de l'avoir lu. Le sublime, ça se mérite.
* *
Le çmr de la semaine dernière a engendré quelques compliments, peu de confidences. Quelques-unes: certaine héroïne aura manqué tuer son prochain en pilant sur l'autoroute pour sauver une araignée, tandis que certaines autres mangeaient les vers qui hantaient leur fromage. Si vous croyez à la réincarnation, cela influencera peut être votre choix en matière de bestiole pour y loger votre âme.
J'apprends par ailleurs qu'il existe une union des gastéropodes. Mieux: elle me lit! Pensez-y en mangeant vos escargots: peut-être consommez-vous mon lectorat, baveux, certes, mais rare.
Cette semaine, je tiens les promesses de la semaine dernière, et vous révèle des secrets mystiques et pratiques, accessibles à chacun en buvant une tisane mal tempérée:
Un verre de tilleul trop chaud
Moi, je serais vous, j'aurais attendu impatiemment ce dimanche-ci.
La semaine prochaine, nous découvrirons le nom secret de...
02:28 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tilleul, dieu, prière, méné méné méné, païen, juif
18: Un fromage
Chers,
Une seule réaction au çmr de la semaine dernière. Il est encore possible de faire moins.
Je n'en tire aucun enseignement, mais je viens de noter que par erreur, le çmr en question a été baptisé "cmr". Je vous ai frustré d'une cédille. Même si c'est peu, je dois confesser que depuis la toute petite enfance, j'aime la cédille. Je lui trouve quelque chose d'impertinent, de spirituel, et il me plaît de penser que les lecteurs auront boudé un ç décédillé.
Cette semaine:
C'est un souvenir qui est longtemps resté douloureux. Il a alimenté mes cauchemars d'enfant, toute la famille l'a partagé, et la Moute, ma grand-mère, des années plus tard, a manqué avoir un accident en freinant brusquement pour déposer dans l'herbe une limace ventousée à la vitre de sa voiture.
La semaine prochaine, nous verrons qu'il y a pire qu'être Juif, et nous chercherons le sens de méné méné méné.
02:23 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fromage, moute, beaufort, limace, pierre, gifle, méchanceté
jeudi, 18 septembre 2008
17: Mes prouts
Chers amis et lecteurs, si toutefois ce n'est pas irréconciliable,
La semaine dernière, peu d'activité en ce mois d'août, peu de courrier, à croire que certains sont en vacances. Mais du peu qui pèse:
- J'ai retrouvé Nicolas, celui dont il est question dans le çmr 3. Nous avons convenu que notre amitié meure à cause des femmes. Autant dire qu'elles sont la cause de la distance et du temps qui passe.
- J'ai appris que j'étais lu en Allemagne (je savais y envoyer mes çmr, mais tout courrier ne trouve pas son lecteur, ou sa lectrice).
- Je soupçonne avoir été enrhumé lors des trois jours, puisque la caserne sent, paraît-il, le chocolat.
Cette semaine, un mélange difficile de vulgarité et de délicatesse (non que j'aie du goût pour la première, mais il me faut être factuel et objectif, et les faits sont parfois vulgaires), le pire menant ici au meilleur:
La semaine prochaine, nous découvriront la vulnérabilité des gastéropodes, la sensibilité d'un ami des susdits, et ma vraie nature (humaine).
11:49 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prouts, gaz, rudyard kipling, albert
16: 007
Chers de plus en plus nombreux,
Accéder aux anciens çmr
Les çmr se trouvent plaire à quelques-uns (et les autres, de vrais amis, restent discrets), qui ont souhaité les faire partager à d'autres, qui demandent aujourd'hui où se procurer les çmr plus anciens.
Je me suis résigné, malgré ma réticence initiale, à consigner tout cela dans un blog que vous pouvez consulter ici: http://arthropode.hautetfort.com/
Sur ce site, vous trouverez les çmr, et les courriers qui les accompagnaient au moment de leur publication. Je maintiens intentionnellement un temps de retard entre la lise courriante et le blog, car je tiens à ce courrier rituel du dimanche, à cet objet déposé chez vous. À ce jour, les 7 premiers çmr sont accessibles. Les autres suivront.
Je suis heureux aujourd'hui de vos courriers personnels. Si vous souhaitiez toutefois que vos commentaires soient plus largement partagés, le blog sera l'occasion de ce faire, pour autant que ça fonctionne. Après tout, c'est informatique, et chacun sait que les ordinateurs et les logiciels ont leurs états d'âmes; contrairement aux humains, ils ne répondent pas à une logique simpliste et binaire.
Le courrier de la semaine dernière m'enseigne...
- qu'il y a quelque chose de commun entre les copeaux de croissant et le croupion des poulets
- que la Défense est une veilleuse géante qui veille sur les enfants géants
- que nous sommes tous des Suisses allemands - ça me rappelle aussi quelque chose, mais quoi?
- qu'on voit mieux à travers les yeux des autres
- qu'on apprécie mieux la Défense depuis l'Auvergne
Cette semaine: Ma vie à la DST
J'avais promis la semaine dernière de révéler mes relations avec l'armée française et les services secrets britanniques. C'est chose faite avec:
Ceux qui verront là une tromperie auront quelques motifs. Ils se consoleront en lisant "Ma vie à la CIA" de Harry Mathews, qui trompe sur une autre échelle.
La semaine prochaine...
Nous retrouverons Albert et renouerons avec la trivialité. Les çmr précédents ont déjà abordé le pipi, le caca - nous nous attaquerons au prout (et serons attaqués par lui), avec autant de délicatesse que le permet le sujet. La nostalgie n'est pas regardante, et c'est tant mieux: qui sait quelle perle nous sera rendue si nous soulevons les immondices qui nous entourent?
11:44 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 007, 3 jours, service militaire, cinéma, ennui
lundi, 15 septembre 2008
15: La Défense
Amis augustes,
Le çmr de la semaine dernière, malgré les congés, m'a valu quelques courriers instructifs.
- Un autre témoignage confirme l'ingestion de charbon en quantité par Albert, et fait remonter la pratique quelques décennies avant mon propre constat, ce qui fait d'Albert un contributeur et de la déforestation, et du réchauffement.
- J'ai découvert que le charbon ne prévient ni l'hépatite A, ni la masturbation.
- J'ai lu un calembour si inacceptable que je ne le rapporterai pas ici. Non.
Par ailleurs, on me demande s'il est permis de diffuser le çmr. Oui, naturellement. La toxicité du çmr est largement inférieure aux normes admises.
On me communique enfin des expériences de chimies amusantes, quoique pas inoffensives. Si l'on a de trop nombreux enfants, si l'on peine à les occuper pendant les vacances trop longues, de quoi s'amuser aux dépens de l'excédent avec ceux qui restent.
Cette semaine, un çmr que je trouve mineur à la relecture - mais je m'interdis jusqu'ici toute dérogation.
La semaine prochaine, vous découvrirez la place que j'ai tenue dans l'Armée Française et les rapports que j'y ai entretenu avec les Services Secret de Sa Majesté Iouquée.
00:47 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : défense, suisse, jürg, béton
14: Une pharmacie
Chers peut-être lecteurs,
Le çmr de la semaine dernière relatif aux copeaux de croissant n'a eu que peu d'échos - rien d'étonnant, qui a déjà entendu l'écho d'un copeau? Deux, tout de même, émouvant l'un et l'autre. L'écho du copeau, on ne l'entend pas, mais il n'en est pas moins beau.
Cette semaine, je tiens les promesses faites la semaine dernière:
La semaine prochaine, je vous révélerai des vertus éprouvées des Suisses Allemands.
00:44 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charbon, albert
samedi, 06 septembre 2008
13: Les copeaux de croissant
Chers trop nombreux,
Je dois confesser avoir des soucis récurrents avec ma liste courriante "ça me rappelle": elle se dégrade, les adresses se corrompent, se perdent, et les logiciels de synchronisation entre mes divers PC et PDA semblent les altérer autant que les sauvegarder. Les échanges entre mes divers logiciels (thunderbird, zimbra, outlook express) semblent aussi contribuer à la confusion. C'est ainsi que, au fil des accidents, sauvegardes et restaurations successives:
- certains d'entre vous se sont soudain trouvés exclus de la liste et n'ont plus reçu les çmr;
- plus grave encore: d'autres, jusque là épargnés par les çmr, s'y sont trouvés adjoints, et se voient asséner des souvenirs étrangers.
À mes excuses, je joins les propositions suivantes:
- merci à ceux qui souhaiterais ne plus recevoir les çmr de me le notifier;
- ceux à qui des çmr particuliers feraient défaut (soit qu'ils aient été ajoutés tardivement à la liste courriante, soit qu'ils en aient été accidentellement été supprimés temporairement) peuvent me demander les numéros manquants.
* *
Cette semaine, presque rien; quelques miettes seulement à se partager:
Le çmr de la semaine dernière était accompagné d'un courrier annonçant les miettes de cette semaine. Une lectrice, tante attentive, tant attentive, tante épatante et pas tante hâtive, se rappelle que tout petit, je prononçais "les millettes". Ce ne sont pas mes souvenirs (ce n'est donc pas un çmr), mais on me l'a tant raconté que ça l'est un peu devenu. Mon passé est constitué, le plus souvent peut-être, de ce qu'on m'en a dit. Enfant, j'étais vécu par d'autres.
Sinon,
- j'ai découvert que certaines de mes amies ne s'appellent pas Aline (ce que je soupçonnais);
- on me rapporte (je cite) la genèse d'une chanson: "... un collector d'un des premiers titres de Christophe que j'avais entendu une fois et qui disait "et j'ai crié, crié-éé celle qui ne s'appelait pas Aline pour qu'elle revienne" et qu'il a fini par simplifier dans la version définitive" (je ne pouvais pas ne pas partager ça)
- on m'a raconté la pire suite d'événements pénibles qu'on puisse enchaîner au cours d'un même voyage - à côté, mes pires galères semblent anodines, et je n'en ferai donc jamais de çmr.
La semaine prochaine, le retour d'Albert, du charbon, pas de latin.
Et tout ça en neuf lignes.
* *
Rien à voir: en vacances, réveillé vers six heures par Jeanne, vu ce matin un tracteur trainant une machine servant à nettoyer le sable. Le tracteur devait contourner un chemin (des planches de bois simplement posées), et laissait sur le sable le dessin strié de ses détours. C'était un jardin zen géant tracé par un moine mécanique.
À la semaine prochaine...
17:27 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croissant, mère, miettes
12: Une carte d’embarquement
Chers récipiendaires,
Pendant mes congés, les souvenirs ne chôment pas; pendant mes vacances, ma mémoire n'est pas vacante. Grâce à la 3G (si ça fonctionne), je suis en mesure de vous narrer, mais non sans honte, que:
Les réponses au çmr précédent m'ont permis d'apprendre que j'ai déjà mangé plein d'airelles, puisque les myrtilles...
On m'a fait parvenir, clin d'oreille, "Sugar Baby Love" des Rubettes, et la nostalmagie opérant, ça n'avait plus l'air aussi mauvais qu'avant.
J'ai découvert qu'il y avait un autre amateur non breton de Alan Stivell .
On m'a rappelé les Martin Circus, "je m'éclate au Sénégal (avec une copine de ch'val)" qui, cascade, m'a rappelé un film des Charlots (sans doute "les bidasses en folie").
J'ai été heureux de voir que Fernand Raynaud ...
La semaine prochaine, il ne sera question que de miettes.
17:24 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : aline, dracula, frankenstein, nuque, con
jeudi, 28 août 2008
11: Un civet de canard aux airelles
Amis que j'ai,
Cette semaine sera celle des aveux:
- comme je l'annonçai dès la semaine dernière, j'ai aimé Michel Sardou,
- une fois au moins, j'ai mangé du canard aux airelles (même aux airelles, le canard est proscrit aux végétariens).
Un civet de canard aux airelles
Le çmr de la semaine dernière m'a valu un courrier instructif:
- on m'a rappelé qu'il y avait des bancs dans mon lycée (car j'ai connu A. "sur les bancs du lycée")
- on m'a appris qu'il y a des écrivains à Toulouse, dans un rayon de 300 m autour de mon domicile
- j'ai pu déplorer la fragilité de l'équipement informatique de mes amis (toujours se rappeler la fragilité de la vie, de l'environnement, de l'amitié et des équipements informatiques)
La semaine prochaine, vous découvrirez, si vous ne le savez pas déjà, que votre amitié est parfois mal placée, puisque je suis parfois un peu con, comme il le sera démontré.
23:26 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : canard, airelles, fnac, fernand raynaud, michel sardou, rubettes, beatles
mercredi, 27 août 2008
10: Faire pipi
Chers lecteurs du dimanche,
Comme la semaine dernière: un çmr très court, une évocation d'Albert, mon grand-père:
Le çmr de la semaine dernière m'a valu plusieurs messages - quelques lignes suffisent donc. Grâce à vous et à vos messages, j'ai notamment appris que "Devant la peinture nord coréenne, il n’y a pas d’école flamande qui tienne !" J'ai cru devoir faire connaître à d'autres cette vérité incontournable. Il y avait d'autres choses, mais je ne vous les dirai pas.
La semaine prochaine, je confesserai avoir aimé Michel Sardou.
22:22 Publié dans Missives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pipi, albert, électricité, mensonge
jeudi, 21 août 2008
9. La signalisation routière
Chers choisis,
Cette semaine, comme annoncé la semaine dernière, un peu de magie à la portée de tous:
C'est très bref.
La semaine prochaine, nous ne ferons pas plus long. Vous retrouverez Albert, que certains découvrent dans ce çmr, que d'autres reconnaîtront, à moins que nos souvenirs ne divergent, ce qu'aiment à faire les souvenirs.
Quant au çmr de la semaine dernière, il m'a valu plusieurs courriers dont un laudateur (l'auteur me dit que ce çmr-là lui a bien plu, contrairement aux précédents). Les autres sont plus informatifs: je découvre qu'un ami aime des histoires à propos de Hollandais; une autre m'invite à lui rendre visite, puisque des Hollandais en vacances occupent la maison voisine. Franchement, je ne pensais pas que ce seraient les Hollandais qui focaliseraient l'attention dans cette histoire.
00:40 Publié dans Missives |

